Présentation

Tibulle

Tibulle est un poète latin dont on ne sait que peu de choses même si son oeuvre semble comporter de nombreuses preuves d'une écriture autobiographique. Né probablement vers 50 av J. C , il est mort jeune en 19 ou 18 av J. C. Plus jeune que Catulle et Virgile, il est contemporain d'Ovide. Elevé dans le calme de la campagne, entre Tibur et Péneste, il ne découvre Rome que pour y faire ses études. Il a toujours gardé la nostalgie de cette vie paisible et humble, largement idéalisée certainement. Après une éducation traditionnelle, dans la perspective d'une carrière d'orateur, qu'il entame d'ailleurs, il choisit très vite une autre voie, celle de la poésie. De même que Virgile avait trouvé en Mécène un patronus, capable de lui assurer une certaine aisance matérielle, Tibulle va se tourner vers M. Valerius Messala, représentant de l'une des plus riches familles patriciennes de Rome, accompagner Messala dans ses expéditions et consacrer son temps aux activités lettrées qui lui plaisent. L'oeuvre de Tibulle regroupée sous le titre Corpus tibullianum est une oeuvre poétique élégiaque. Elle y aborde successivement les amours contrariées avec Délie, maîtresse qui le tourmente, une liaison tumultueuse avec Némésis, le bonheur de vivre à la campagne, un éloge de Messala...

On a souvent appelé Tibulle le « poète de l'amour », et La Harpe nommait Les Elégies "le livre des amants"...

Amoureux d'une femme qui lui est infidèle, le poète exprime dans ce passage avec violence combien la femme aimée a tort de faire souffrir celui auquel elle se refuse : le temps des amours ne dure pas...

Properce

Properce, Sextus Propertius, est un poète latin né aux alentours de 47 av. J.-C. en Ombrie, près de l'actuelle Assise, dans une famille plébéienne, mais aisée. Son père, près d'accéder à la classe équestre, meurt assez jeune, probablement vers 43 ou 42 av. J.-C. Au moment de la redistribution des terres aux vétérans, en 41 av. J.-C., les domaines de la famille de Properce sont confisqués. Il poursuit néanmoins des études à Rome pour devenir avocat avant de renoncer à cette carrière pour se consacrer à la poésie avec l'appui de Mécène. Il fréquente alors les hommes de lettres de son temps, et chante sa passion pour celle qu'il nomme Cynthia,   une jeune fille d'un milieu cultivé. Sa poésie évolue vers une inspiration plus religieuse et plus nationaliste, lorsqu'il meurt assez brutalement, peu après trente ans.

Dans le livre II des Elégies, qui nous intéresse ici, le poète se livre à un inventaire des sentiments qui composent sa passion pour Cynthia. Il évoque dans ce poème le ravissement que lui cause une nuit dans les bras de sa maîtresse et chante, dans une invitation à profiter de la vie, la force de l'amour qu'il place au premier rang des plaisirs de l'existence...